NOS HÉROS·ÏNES INVISIBLES

Que voulez-vous rendre visible ? Comment convoquer un public à écouter et à regarder ce qui est dans l’ombre ? Accompagnés des artistes de la compagnie Nagananda, romans-photos, films courts, podcasts... vous font passer de l’invisible au visible.

Inscription
Atelier Vendredi 23 septembre › Mercredi 20 avril 2022
Inscription
Atelier Vendredi 23 septembre › Mercredi 20 avril 2022

NOS HÉROS·ÏNES INVISIBLES

Inscription
Image
© MPAA

Cette création se nourrira d’un travail de rencontres avec différents groupes et notamment les équipes amatrices de la MPAA Saint-Blaise.

Il s’agira de se questionner ensemble sur « l’adresse » au théâtre, cet invisible que l’on rend visible et concret pour que le théâtre existe et prenne corps.

Le but de ces ateliers et de ces rencontres consiste à s’interroger ensemble sur ce qu’on veut rendre visible. Piocher dans nos difficultés cachées ? Dénicher nos coins sombres ? Nos métiers qui restent dans l’ombre ? Comment se fabrique l’interlocuteur d’une parole projetée au théâtre ? Comment les rendre visibles et convoquer un public à les écouter et à les regarder ?

Les objets artistiques créés seront multiples : textes, fictions radiophoniques, roman-photo, films courts.

Cinq groupes seront constitués entre octobre 2022 et septembre 2023. Tous les groupes se rencontreront lors de sessions communes et seront amenés à se retrouver sur la restitution de leur travail. Choisissez votre groupe en vous positionnant sur les dates qui vous correspondent.

 

1er groupe en octobre  
  • rencontre le vendredi 23 septembre (de 19h à 20h)
  • séances les samedis 1, 8, 15 octobre (de 10h à 12h) et les dimanches 2 et 9 octobre (de 15h à 17h)
2ème groupe en Novembre  
  • rencontre avec le groupe 1 le 15 octobre (de 11h à 12h)
  • séances les samedis 19, 26 novembre et 3 décembre (de 10h à 12h) et les dimanches 20 et 27 novembre (de 15h à 17h)
3ème groupe en janvier  
  • rencontre avec le groupe 2 le 3 décembre de 11h à 12h
  • séances les samedis 14 et 21 et 28 janvier (de 10h à 12h) et les dimanches 15 et 22 janvier (de 15h à 17h).
4ème groupe en mars  
  • rencontre avec le groupe 3 le 28 janvier de 11h à 12h
  • séances de 2h les 11 et 12 mars, 18 et 19 mars, et 15 avril.

Avril représentation du spectacle Ma vie avec John Wayne

5ème  groupe en mai  
  • rencontre avec le groupe 4 le 15 avril de 11h à 12h
  • séances le dimanche 16 avril, 13, 14 et 21 mai
  • Restitution en mai avec les 5 groupes
  • Restitution dans le temps fort de septembre

 

Cie Nagananda :  Marianne Pichon, Maud Le Grévellec, Séphora Haymann et Émilie Roy

Cécile Fraisse-Bareille, mise en scène, dramaturgie, écriture

Cécile Fraisse-Bareille est autrice, metteuse en scène, dramaturge et comédienne.

Depuis plus de quinze ans, elle croise, dans son travail de création littéraire et théâtrale, les mythologies personnelles (l’intime), aux légendes du monde (le collectif), à l’Histoire (la mémoire). Elle cherche à enrichir un canevas légendaire hérité, et s’en remet aux mythes comme ils vivent encore aujourd’hui. Ses mises en scènes, à partir du répertoire théâtral contemporain, questionnent le rapport au public (frontal, bi-frontal, tri-frontal, cercle et in-situ), et mêlent la matière textuelle, au langage du corps et à la musique.

Elle a monté au théâtre, comme hors les murs, plus de vingt créations (à partir de ses textes, mais aussi ceux de Suzanne Lebeau, David Léon, Guillermo Pisani, Howard Buten, Mike Kenny, Sylvain Levey, Claudine Galea, Henri Bauchau et Rafaëlle Jolivet dont elle met en scène sa trilogie Vivaces – matériau, avec Saxifrages) et deux opéras (Euphonia d’Olivier Pénard et la Bohème de Puccini). 

Son écriture sonde au présent le monde comme il va. Elle a écrit pour le théâtre : De l'eau reste, Tu peux, Comme des rubans, Elles à Jouy ! Cinq personnages en quête de publicCar si j'ai peur, Dans la maison d'André Maurois, j'aperçois la grandeur de l'humanité, De la brique aux chaudières à charbon, Suspensions (édité aux éditions de la gare), Audace, être humaine, Vie seconde, Voix sans issue et Pour Noël, on a les enfants à manger.

Son travail de transmission, en ateliers de jeu, d’interprétation et d’écriture, consiste avant tout à créer et à inventer de nouvelles formes avec différents groupes de tous âges : enfants en difficulté psychique, adultes en situation de handicap, scolaires, écoles de théâtre, séniors, collégiens et lycéens, Ehpad, l’hôpital Goüin et prévenus de la Maison d’Arrêt du Val-d’Oise. Son travail en direction de la jeunesse l’intègre à la “Belle saison”, devenue “Génération belle saison”, “Scènes d’enfances– Assitej France” ainsi que “Roulez jeunesse”.

Séphora Haymann, comédienne-dramaturgie

Au théâtre, elle joue sous la direction de différents metteurs en scène, Serge Tranvouez, Philippe Adrien, Marie Rémond, ou Jeanne Moreau. Elle explore l’écriture dramatique contemporaine avec plusieurs auteur·rice·s/metteur·euse·s en scène (Frédéric Mauvignier, Carine Lacroix ou Pierre-Etienne Vilbert).

Elle tourne régulièrement au cinéma depuis ses treize ans avec des réalisateur·rice·s comme Thomas Litli, Baya Kasmi, Jean-Pierre Sinapi, Doug Liman, Romain Goupil, Martine Dugowson. Après une Maîtrise d’art du spectacle (La Mort du vraisemblable/ sujet : ce que la Shoah a transformé dans l’écriture dramatique. Bond/Beckett/Muller/Levin), elle participe à l’écriture de l’Anthologie de la littérature juive (Armand Colin) et elle publie une enquête sur les guérisseurs (éditions Favre). Elle explore la performance lors d’une exposition itinérante à travers l’Europe de Médecins du monde sur les violences faites aux femmes.

Coordinatrice de promotion à l’École Supérieure d’Art Dramatique de la Ville de Paris, ESAD en 2014, elle conçoit, joue et met en scène A better Me avec Vanessa Bettane dans le cadre du festival au Féminin, spectacle repris Théâtre Paris Villette puis au Théâtre de Belleville. Elle poursuivra sa collaboration avec Vanessa Bettane avec Maintenant que nous sommes debout (théâtre de Belleville, 2016 / Théâtre de la Manufacture, 2017). Elle écrit et joue Begin Again, un texte sur Berthe Morisot, mise en scène de Laëtitia Guédon dans le cadre des Portraits du CDN de Caen en 2016. Elle reçoit les encouragements de la Commission Nationale de l'aide à la création Artcena pour son premier texte intime, La Courbe de mon pied.

Maud Le Grévellec, comédienne-chanteuse

Elle s’est formée au Conservatoire national de la région de Rennes puis à l’école du Théâtre National de Strasbourg. Elle a joué au théâtre sous la direction de Stéphane Braunschweig dans Rosmersholm de Henrik Ibsen, Les Trois soeurs de Anton Tchekhov, Le Misanthrope de Molière, La Famille Schroffenstein de Heinrich von Kleist et La Mouette de Anton Tchekhov, Jean-Louis Martinelli dans La République de Mek-Ouyes de Jacques Jouet, Charles Berling dans Pour ceux qui restent de Pascal Elbé, Jean-François Peyret dans Les Variations Darwin et La Génisse et le pythagoricien de Jean-François Peyret et Alain Prochiantz, Jacques Osinski dans Le Conte d’hiver de Shakespeare et Le Triomphe de l’amour de Marivaux, Claude Duparfait dans Petits drames comiques d’après Pierre Henri Cami, Laurent Gutmann dans Les Nouvelles du plateau de Oriza Hirata, Giorgio Barberio Corsetti dans La Ronde au carré de Dimitris Dimitriadis et Le Festin de pierre d’après Dom Juan de Molière. Elle interprète Capucine dans Saxifrages, texte de Rafaëlle Jolivet mis en scène par Cécile Fraisse-Bareille.

En parallèle de son travail de comédienne, elle participe pendant une dizaine d’années à la création collective de plusieurs cabarets spectacles au sein du Groupe Incognito avec Cadavres Exquis, projet initié par Catherine Tartarin, Cabaret des Utopies, Padam Padam d’après Moscou sur Vodka de Venedikt Erofeiev, Le Cabaret aux Champs et Cabaret Amoralyptique. Entourée d'un groupe de musiciens de jazz, elle chante différentes chansons du répertoire, au théâtre de la Cité Universitaire et au théâtre de la Commune d’Aubervilliers.

Marianne Pichon, comédienne-vidéaste

Avec le personnage d’Edwige, elle crée des conférence-spectacles sur divers sujets : Vive la dyslexie avec Béatrice Sauvageot, orthophoniste et Tania Pividori, artiste lyrique, Les masques, conférence sur la prégnance du masque sur la psyché d’Edwige, Voyage en « tsiganie » en « psychanologue » avertie, exploration des « discriminations » tsiganes, et il y en a, L’art « encoretroporain » du concept à la conception.

Elle assure des chroniques bimensuelles à France Inter dans l’émission : Un jour tout neuf de Brigitte Patient en 2010 et 2011. En 2014 et 2015 elle crée des chroniques vidéos pour le site Puissance Dys et possède une chaine YouTube. Elle travaille avec Stéphane Vérité en tant qu’interprète à des créations théâtrales atypiques : Alexina B. d’Herculine Barbin, Mademoiselle Else d’après Arthur Schnitzler, La pluie d’été d’après Marguerite Duras, Alice c’est merveilleux, non ?, Quartett d’Heiner Muller.

En 2013, elle est co-conceptrice et vidéaste d’une exposition sur la Collecte pneumatique à la maison des projets de Vitry-sur-Seine en préfiguration pour le quartier Balzac de Vitry-sur-Seine. Prise de vue et montage de documents audiovisuels pédagogiques, de témoignages et de prospection sur ce système innovent et spécifique aux zones urbaines à forte densité. Elle intervient depuis 2007 régulièrement en tant qu’artiste dans les ateliers d’orthophonie de Béatrice Sauvageot.

Emilie Roy, scénographie

Emilie Roy conçoit des scénographies pour l'opéra, le théâtre et la danse. Elle est diplômée en scénographie à l'École Nationale Supérieure d’Arts et Technique du Théâtre en 2004.

Son début de carrière la conduit sur les plateaux d'Opéra où elle rencontre la metteure-en-scène Emmanuelle Cordoliani, pour qui elle signe ensuite une dizaine de décors : à l'Opéra-Comique, au CNSMDP, à l'Auditorium du musée d'Orsay et dans les opéras de Dijon, Saint-Etienne, Limoges, Rennes, Reims et Besançon. L'Enlèvement au Sérail créé en décembre 2017 tourne actuellement dans 5 opéras en France. Au fil des créations, Emilie ROY développe pour la scène lyrique une esthétique épurée, élégante et efficace.

De 2011 à 2016, elle dessine les plans des décors au bureau d'études de l'Opéra-Comique, auprès de nombreux scénographes. Dans ce cadre, elle crée en 2013 la scénographie Cendrillon, dans la mise en scène de Thierry Thieû Niang, ensuite jouée à Reims et Quimper. Au théâtre, ses dispositifs scéniques se frottent aux écritures contemporaines, grâce à un compagnonnage suivi avec 2 autrices/metteuses-en-scène et leur compagnie : Cécile Fraisse-Bareille /compagnie Nagananda depuis, 2007 ; Céline Champinot /groupe lA gALERIE, depuis 2011, dont  « Vivipares-posthume- » a été repris cette saison au Théâtre de la Bastille à Paris. Sollicitée par le Ballet du Grand Théâtre de Genève et les Ballets de Monte-Carlo, Emilie ROY a dessiné ses premiers espaces pour la danse auprès des chorégraphes Jeroen Verbruggen et Joëlle Bouvier.

Book en ligne

Partenaire(s)