Chaillot invite la MPAA #2
Dans le cadre des soirées "Chaillot invite"
Après une première édition en 2024 qui a célébré la diversité des pratiques chorégraphiques en amateur, Chaillot invite de nouveau la MPAA pour investir son célèbre foyer de la danse. Profitez d’une soirée festive, à la rencontre des compagnies amatrices et de leurs univers : contemporain, folklore cubain, gaga, wacking, danses traditionnelles, hip-hop et Bharatanatyam.
On appelle remontantes ces plantes qui fleurissent ou fructifient deux fois dans la même année. De la même manière, la MPAA récolte ce qu’elle sème deux fois l’an !
Découvrez la programmation ici.
Partenaire(s)
Des femmes. De tout âge. Amatrices du corps en mouvement. Un collectif dansant, aux histoires de danse diverses, aux pratiques polymorphes. Unies autour d’une création de la Compagnie Olivier Dubois en 2024, et d’un projet commun, l’urgence de la danse. Leurs performances invitent à traverser des territoires singuliers, engagent une exploration de l’intime, transcendent les écueils pour partager du collectif, ancrer l’éphémère.
Leur performance : WOOF (extrait de leur spectacle en cours de création)
WOOF est un poème théâtral dansé qui invite le public à pénétrer dans un univers fantastique, féerique et féminin. Un chœur de femmes parées de jupes blanches et de cols d’inspiration tudor joue des scènes et des vignettes chorégraphiées qui expriment la double nature de l’existence féminine - d’une part, les sourires, les goûters et l’obéissance, et d’autre part, la violence du contrôle et les conséquences de la désobéissance.
Inspiré de la nouvelle La Sonate à Kreutzer de Léon Tolstoï, dans laquelle un narrateur masculin expose sans complexe son point de vue sur la place des femmes dans la famille - une place équivalente à celle d’un chien. Il raconte les événements qui l’ont conduit à tuer sa femme et les raisons qui l’ont poussé à s’en tirer. Pour contrer la narration centrée sur l’homme, WOOF amplifie le point de vue de la femme, présentant sa douceur et sa force au milieu de la violence de l’assujettissement.
Distribution : Chorégraphe : Sarah AZEROF - Interprètes : Claire THEVENIN, Emilie JACQUEMIN, Marie-Cécile CRANCE, Pascale GUY, Virginie MONIER, Caroline CHEVALIER, Delphine MAYEKO, Lobna SAIDI, Marie BERGER, Nysha PREMKUMAR KAWANE, Véronique RABOUYT, Chloé MOSER, Pauline BOUCHERIE.
Obiní Oorun est une troupe de danseuses passionnées par les danses cubaines et afro-cubaines. À travers leurs performances, elles cherchent à promouvoir ces danses en Europe et à en être de véritables ambassadrices culturelles. Leurs chorégraphies font découvrir sur scène un univers qui mêle tradition et modernité afin de transmettre toute la richesse et la diversité de l’héritage cubain.
Pour cette performance, la troupe s’associe au groupe Tim'bara sous la direction de la chorégraphe cubaine Royma Roman afin de donner vie à une chorégraphie qui rend hommage aux racines africaines de Cuba, où se mêlent spiritualité, force et émotion.
Leur performance : Trilogie – Le Pataki de Yemayá, Oshún et Oyá : amour, sacrifice et destin
Cette performance s’inspire d’un pataki, un récit mythologique issu de la tradition afro-cubaine. Les patakis sont des histoires fondatrices qui transmettent la sagesse et les valeurs du peuple yoruba, arrivé à Cuba à travers la diaspora africaine et dont la spiritualité a profondément marqué la danse et la musique de l’île. Ces récits mettent en scène les Orishas, divinités associées aux forces de la nature et aux émotions humaines. Sur scène, la troupe donnera vie à trois Orishas majeures :
- Yemayá, déesse de la mer, figure maternelle et protectrice.
- Oshún, déesse des rivières, de l’amour et de la sensualité, symbole de douceur et de sacrifice.
- Oyá, déesse du vent, des tempêtes et des cimetières, gardienne des passages entre vie et mort.
À travers la danse, le public est invité à suivre l’histoire de ces trois sœurs, liées par un amour indéfectible. Leur bonheur est brisé lorsqu’Oyá est enlevée par des ennemis. Pour la sauver, Oshún sacrifie tout, allant jusqu’à offrir sa propre virginité. Touché par ce sacrifice, le dieu suprême Olofin confie à chacune un domaine : Yemayá reçoit la mer, Oshún les rivières, et Oyá, le royaume des cimetières.
Cette légende illustre la force de l’union familiale, la puissance du sacrifice et l’importance de l’amour inconditionnel. Chaque mouvement, chaque rythme de tambour, traduit cette histoire où l’humain et le divin se rencontrent.
Distribution : Chorégraphe : Royma ROMAN RODRIGUEZ – Interprètes : Audrey DEJEAN, Camille FERRE, Céline JIMENEZ, Cy GY, Justine LEBON, Harry COITEL, Marie DELACROSE, Mariana ESSO, Noëlle RAZAFIMANANTSOA, Odette GOMIS, Robert JURION, Shia GOMEZ, Ugo RABENJAMINA, Vivi LORCERY, Royma ROMAN RODRIGUEZ.
The Haze est un collectif de 12 danseur·euses aux influences multiples : danse contemporaine, gaga, hip-hop, voguing et waacking. Né en 2019, le groupe affirmait d’abord la liberté et la sororité féminine, entre force et vulnérabilité. L’arrivée d’hommes au sein du collectif a enrichi cette quête, en y ajoutant leurs propres luttes identitaires.
Aujourd’hui, THE HAZE incarne une unité où chaque corps exprime le désir de liberté, d’amour et d’authenticité face aux normes sociales. À travers le mouvement, les danseurs se livrent entièrement pour transmettre l’émotion brute et universelle de l’humain".
Leur performance : WAITING AREAS (extrait de leur nouvelle création)
WAITING AREAS explore nos zones d’attente — réelles ou intérieures — ces espaces suspendus où le temps semble s’étirer. Dans un monde saturé de vitesse, de consommation et de contrôle, la pièce invite à ralentir, à respirer, à regarder autour de soi. C’est une ode à la sérénité retrouvée, à la beauté du moment présent et à l’acceptation du temps qui passe pour mieux avancer."
Distribution : Adnene BELFODIL, Carla NOËL, Andrea KABISSO, Chamseddine KADDOURI, Axelle TORTAI, Pauline LEVY, Manon RUGLIO, Camille GOALO, Olha MELNYKOVA, Naïa LANCHON, Janai TREJO, Laurine HASPOT.
Mi Folklore danza México, dirigé par Madeleine Caballero, est un groupe de danse mexicaine, qui a pour but de promouvoir et de faire vivre les traditions mexicaines en France. Il est composé de mexicain·nes et de quelques amoureux du Mexique qui vivent en France et aiment la danse et le folklore mexicain. Mi Folklore danza México a participé à plusieurs événements autour de la culture mexicaine, et latino-américaine afin de partager et de faire vivre les émotions des mexicains en France.
Les danses interprétées par Mi Folklore Danza México, représentent un voyage au coeur du Mexique avec leurs tenues traditionnelles finement élaborées par des artisans locaux. On pourrait dire que Mi Folklore Danza México est un musée itinérant.
Leur performance : Un voyage à travers le Mexique
Mi Folklore danza México vous fera découvrir le Mexique à travers les danses traditionnelles de quelques régions de ce grand pays. Passons d’abord par l’état de Veracruz, une des régions où l’héritage espagnol est le plus fort. Entre la bruja et la bamba, le son des pas des danse et les costumes blancs vous rappelleront alors la culture et la météo chaleureuse de l’Andalousie. Une étape s’impose ensuite dans l’état du mariachi et de la tequila… Jalisco ! pour y découvrir la culebra. Tandis que les instruments de musique témoignent d’une influence européenne marquée, les costumes, et en particulier le costume masculin, attestent eux d’un véritable savoir-faire de cette région agricole. Déjà.. ! la fin du voyage approche… Profitez d’une dernière danse, le balajú, dans un mélange des genres musicaux huapango, jarocho et mariachi. Bon voyage !
Distribution : Madeleine CABALLERO, Xasia AYALA, Marie STEVE, Martina GAUDARD-AVILES, Carole MENAGER, Frida SANCHEZ, Ignacio GALVAN, Sergio CHONG, Irving BARRADAS, Eduardo GUEMES
Groupe de danse classique indienne crée en 2025. Composé à ce jour de deux danseuses amatrices avec une formation essentiellement de Bharatanatyam, l’objectif du groupe est de partager cette discipline à un public non averti dans une démarche d’écriture contemporaine.
Leur performance : Ardhanareshvara, mi-homme, mi-femme (extrait de leur spectacle en cours de création)
Danse de bharatanatyam sur Ardhanareshwara : divinité représentant à moitié Shiva, moitié Parvati, forme androgyne, mi-femme mi-homme, au-dela du Purusha l'âme originelle et de Shakti l'énergie féminine, équilibre parfait entre les énergies de l'univers, les racines et l'utérus à l'origine de la création de ce monde. Cette danse symbolise l'unité parfaite entre les deux énergies masculine et féminine.
Distribution : Chorégraphie : Rama VAIDYANATHAN – Mise en scène et interprétation : Cécilia PEDEPEYRAU et Jeanine SOUSSAY – Composition musicale : propriété de Rama VAIDYANATHAN.