DES
MAINS INTELLIGENTES
AUX
LARMES DE L’EXIL
DE ROGER TESSIER
L’an dernier, le compositeur Roger Tessier était l’invité de la MPAA.
Son oratorio Les Larmes de l’exil y avait été joué alors, sous la direction de Jean-Louis Vicart. Évocation des années d’asile de Camille Claudel, il était introduit par une biographie, que disait Stéphanie Tesson. De ce premier travail mené avec la chanteuse Isabelle Soccoja, les musiciens de l’orchestre et le chœur des enfants coordonné par Natacha Bartosek, est née l’envie collective de poursuivre cet hommage à Camille.
A la demande de la MPAA, Stéphanie Tesson a écrit un livret appelé Les Mains intelligentes, retraçant la première partie de la vie de cette artiste de génie, trop souvent réduite à ses années de réclusion et associée à la folie. Ce sont ces années d’enfance, de jeunesse et de maturité dans un art qu’elle a porté au comble de la sensualité, de la puissance et de la beauté qui ont inspiré à Roger Tessier sa nouvelle œuvre. Cette œuvre s’attache à ressusciter Camille dans les quarante premières années de son existence en tant que femme de grand talent, au caractère puissant, maîtresse de Rodin et pionnière d’une sculpture libre et profondément originale.
La seconde partie résonne alors comme la rançon de la première : Les Larmes de l’Exil expriment à quel point l’artiste singulier ébranle le socle des conformismes, jusqu’à passer pour fou au regard de ses proches…
Le diptyque ainsi composé réunit des interprètes engagés dans la défense de ce destin injustement brisé. Jean-Damien Barbin nous a rejoints pour prêter sa présence et sa voix au personnage de Paul Claudel, intimement lié au sort de sa sœur. Puisse cette œuvre faire revivre Camille Claudel le temps de deux concerts, dans toute sa tragique splendeur !